Agen  

Les origines d’Agen sont mal connues même si des fouilles attestent d’une occupation datant du Néolithique.
L’éperon rocheux qui domine la partie nord de la ville (plateau de l’Ermitage) était l’ancien Aginnum, ville principale des Nitiobriges, peuplade mi-celte mi-ibère qui s’installa vers 400 av JC dans la région comprise entre le Lot et la Garonne. Cette éminence avait été choisie d’abord en raison des facilités qu’il y avait à la défendre, mais aussi à surveiller la vallée de la Garonne resserrée à cet endroit et point d’aboutissement de plusieurs voies particulièrement fréquentées. Fin IVème, on parle de la Civitas Agenensium. Agen est désormais une ville gallo-romaine, qui est descendue dans la plaine. Sous le Haut Empire, Agen connut un développement appréciable en tant que centre de transit lié à la proximité du fleuve et d’un nœud routier. Tout cela explique la rapidité avec laquelle s’implanta la religion chrétienne ainsi que les persécutions et le martyre de Ste Foy et St Caprais au IIIème siècle de notre ère.
De la ville gallo-romaine, de ses temples, du forum, du théâtre, de l’amphithéâtre, il ne reste apparemment rien à l’exception de statues, chapiteaux, mosaïques conservés au musée. Le seul bâtiment encore debout qui puisse se rattacher à cette période antique est la cella du Martrou destinée à conserver les restes de St Caprais.
Le développement de la cité fut brutalement interrompu par les invasions du Vème s. qui balaient cet Agen paléo-chrétien. Vandales, Alains, Suèves déferlent. Vers 419, arrivent les Wisigoths, sectateurs de l’arianisme. Au VIème s., l’Agenais tombera aux mains de Gontran, roi des Burgondes. A la fin du VIème s., apparaît pour la première fois le nom de Vasconie (la Gascogne, située au sud de la Garonne). Au VIIème s. se reconstitue un royaume de Toulouse dans l’orbite duquel se trouve Agen. La ville voit passer les invasions arabes du VIIIème qui la dévastent avant de se briser en 732 à Poitiers sur l’alliance du Duc Eudes et de Charles Martel. L’Agenais est après Charlemagne devenu un comté que menacent au IXème s. les invasions normandes qui remontaient la Garonne en direction de Toulouse.

Webiste Agen

 
Andorra  

Andorre est située au cœur des Pyrénées, entre la France et l'Espagne, avec une superficie de 468 km2 et une population de plus de 65.000 habitants.

Le pays, dont la forme rappelle celle d'un triangle dont la base serait retournée, est traversé par trois rivières qui parcourent chacune des trois vallées principales, tout en dessinant une forme d'Y. Ces trois rivières portent le nom de "Valira" mais il faut les différencier comme "Valira del Nord", "Valira d'Orient" et "Gran Valira".

Le territoire est particulièrement montagneux. 65 sommets se situent à plus de 2.000 mètres d'altitude. Le plus haut d'entre eux est le "Pic de Coma Pedrosa" (2.942 m).
Le point le plus bas se trouve à la frontière entre l'Espagne et l'Andorre (840m).

Andorre est un véritable paradis pour les fanas de la glisse et des randonnées.

La nature y est éblouissante.

 
Auvillar  
La magnifique cité d'Auvillar dominant la vallée de la Garonne dans le sud-ouest de la France,
l'un des plus beaux villages de France, haut lieu touristique et artistique de la région Midi-Pyrénées.
C'est aussi une halte incontournable sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.
 
Bordeaux  

Bordeaux est une ville du sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et du département de la Gironde. La commune est peuplée de 230 600 habitants (2005), tandis que l'unité urbaine (agglomération de Bordeaux) compte 735 000 habitants. Elle est traversée par la Garonne. Ses habitants sont appelés les Bordelais.

La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles, surtout depuis le XVIIIe siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or. Capitale de l'ancienne Guyenne (approximativement l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et elle est située en bordure des Landes de Gascogne.

Bordeaux est la capitale mondiale du vin. À proximité de Bordeaux, un vignoble important produit de nombreux vins, dont certains parmi les plus prestigieux du monde, collectivement désignés sous le terme de vins de Bordeaux, ou simplement de bordeaux. Il y a autour de Bordeaux 14 000 producteurs de vin, 117 514 hectares de vigne, 400 négociants et un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros. La production annuelle est de 700 millions de bouteilles, vins de consommation courante et vins de qualité supérieure confondus.

Ce sont des vins blancs ou rouges, ces derniers sont à l'origine de la couleur bordeaux. Les vins rouges sont généralement produits à partir de cépages Cabernet-sauvignon, Merlot, Cabernet franc, Petit Verdot, Malbec, et de moins en moins fréquemment de Carménère. Les vins blancs sont produits à partir de cépages Sauvignon blanc, Sémillon et Muscadelle.

Le vignoble bordelais est subdivisé en cinq régions : l'Entre-Deux-Mers, le Libournais, le Bourgeais-Blayais, les Graves et le Médoc. Les terroirs les plus célèbres sont ceux de Saint-Émilion, Pauillac, Saint-Estèphe, Sauternes et Pomerol. Un classement des vins de Bordeaux est établi depuis 1855, mais il est fortement remis en question par la critique et certains producteurs du fait de son caractère presque immuable.

Actuellement, le vignoble bordelais connaît une relative crise en raison de la concurrence internationale et de la baisse des prix. Ces dernières années, le nombre de producteurs a diminué de façon significative.

 

 
Cahors  


"Peu de villes ont une histoire aussi riche que Cahors.
L'âpreté avec laquelle les princes de tous les temps se sont disputé sa possession en dit long : du romain Jules César ou du franc Théodebert au roi de Navarre Henri IV en passant par les prétentions anglaises de Richard Coeur de Lion, plus tard du Prince Noir... Au sein même de la cité le conflit s'éternise entre évêques, consuls puis sénéchaux pour s'arroger le pouvoir.
Et pourtant, à l'époque gallo-romaine, Cahors sera une place commerciale forte de l'Empire. A l'époque médiévale, elle sera une place financière forte de la Chrétienté.
A la Renaissance, elle sera une place artisanale et industrielle forte de la France.
Cahors reste aujourd'hui une des villes moyennes les plus dynamiques de France."

Extrait
"Cahors, une jeune ville de 2000 ans"
A. M

 
Carcasonne  

Carcassonne était très tôt l'emplacement d'un site proto-historique très actif situé près de l'Aude. C'est la première apparition connue du toponyme Carcasso. Pline l'ancien cite ce nom au premier siècle avant J.-C. mais il semble que le terme existait déjà au VIe siècle avant J.-C. Le site originel de Carcassonne se trouvait sur le plateau où passe l'actuelle autouroute A61. Il s'est ensuite déplacé au VIe siècle vers l'emplacement actuelle de la cité de Carcassonne sans raison connue. À la fin du IIe siècle avant J.-C., le lieu est déjà un oppidum avec des fossés et héberge des habitations gauloises. En 118 av. J.-C., les Romains s’emparent du lieu occupé par les Volques Tectosages et fortifient l’oppidum.

Ensuite les Wisigoths s’emparent de l’oppidum au Ve siècle, puis les Sarrasins au VIIIe siècle qui resteront environ trente ans avant d'être chassés par les Francs. Ces derniers laisseront le nom de Karkashuna. D'autres noms apparaissent comme Carcasona ou Carcassione. Après l’éclatement de l'Empire Carolingien, l’époque féodale s’instaure avec à la tête de la ville la famille Trencavel qui va y régner en dynastie du XIIe au XIIe siècle. Carcassonne prospère et prend une place stratégique très importante dans le Languedoc.

 

 
Dunes  

Dunes est située à environ 10km d'Auvillar, après Donzac. Superbe village avec sa place aux arcades. Tous commerces disponibles, ainsi qu'une pharmacie et la Poste.

 

 
Lourdes  

Favorablement situé entre plusieurs vallées, le site de Lourdes est habité depuis la préhistoire.

Selon la légende, Lourdes tire son nom et son blason (un aigle tenant une truite dans son bec) d’une histoire datant du règne de Charlemagne. Un Sarrasin du nom de Mirat avait pris la ville et s’y était retranché, assiégé par l’armée de l’empereur (en l’an 778). Un aigle avait par hasard apporté une truite aux maures et ceux-ci en firent présent à Charlemagne pour lui faire croire qu’ils avaient suffisamment de vivres pour supporter le siège. Convaincu de la difficulté de l’entreprise, Charlemagne proposa un marché à Mirat, sur une idée de Turpin, évêque du Puy-en-Velay : qu’il garde la ville, mais en acceptant de se « rendre à la vierge », c’est-à-dire de renier l’Islam et de se convertir au catholicisme. Mirat accepte, il dépose ses armes aux pieds de la vierge noire du Puy et prend pour nom de baptême Lorus, qui donnera plus tard « Lourdes ».

Lourdes n’était qu’un petit bourg le 11 février 1858 (la ville comptait 4 000 habitants), lorsque Bernadette Soubirous dit rencontrer au bord du Gave la « Dame » qui conféra à la ville sa qualité de cité mariale.

Lourdes devient, peu à peu, le plus grand centre de pèlerinage catholique français et l’un des plus importants au monde avec Fátima, Rome, Czestochowa et Guadalupe.

 

 
Moissac  

Moissac est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Moissagais
De gueules à la croix vidée cléchée d’or pommetée d’argent de douze pièces, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or.

La commune est située sur le Tarn et la route nationale 113.


En 1622, au cours d’une nouvelle guerre de religion, la ville est prise par Louis XIII[1].

La commune connue aussi sous l'appelation "ville du chasselas" (du nom d'un raisin de table, classe en AOC, cultivé tout autour par les exploitants agricoles du canton) fut durant la Seconde Guerre mondiale, un refuge pour l'importante communauté des éclaireurs isréalites de France (EIF). Ces derniers réfugiés au Moulin de Moissac y demeurèrent durant presque où partie de l'occupation grâce en autre à la complaisance des autorités municipales et de la population.

 

 
Pau  

Pau se situe à une centaine de kilomètres de la mer et à une cinquantaine de kilomètres de la montagne (Pyrénées). L'Espagne — éloignée de cinquante kilomètres à vol d'oiseau — est facilement accessible, via Oloron, par le col du Somport (1631 mètres) et, via Gabas, par le col du Pourtalet (1794 mètres).
 
Le château vu des berges du GaveLa ville, située à une altitude moyenne de 200 mètres, est traversée par le gave de Pau — le gave est le nom donné à un torrent dans les Pyrénées — prenant sa source au cirque de Gavarnie et principal affluent de l'Adour, où il se jette après avoir parcouru 175 kilomètres. Les terres de la commune sont également arrosées par le Luy de Béarn, affluent du Luy, par l'Ousse et l'Ousse des Bois, affluents du gave de Pau et par l'Uzan, affluent du Luy de Béarn.

Sa localisation au pied des Pyrénées lui confère un panorama exceptionnel sur la chaîne des Pyrénées en particulier depuis le boulevard des Pyrénées, longue avenue de 1,8 km faisant face à la chaîne des Pyrénées. Ce panorama unique fera dire à Lamartine à propos de Pau : « Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer ».

Pau est située à 30 km de Tarbes et Lourdes, 25 km d'Oloron et 40 km d'Orthez/Lacq. L'agglomération BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz) est distante de 110 km ; Bordeaux, Toulouse et Saragosse sont distants de 190 km. Pau est desservie par l'aéroport Pau-Pyrénées, le TGV Atlantique et l'autoroute A64. La ville est reliée à l'Espagne par le tunnel du Somport. L'autoroute A65, dont l'achèvement est prévu en 2010, reliera Bordeaux à Pau et sera prolongée vers Oloron-Sainte-Marie par l'autoroute A650.

 

 
Saint-Emillion  

1199 fut indéniablement une date cruciale pour la cité de SAINT-ÉMILION. Mais il ne faut pas en déduire pour autant qu'elle naquit d'un seul coup de baguette de la fameuse charte de Falaise édictée le 8 juillet par Jean sans Terre, duc d'Aquitaine, roi d'Angleterre dans la première année de son règne.

Le site même de ce lieu quasiment prédestiné par la géologie et le climat le destinait à être utilisé depuis la naissance de l'Humanité - puisque son sol a rendu au jour des outils de toutes les époques de la Préhistoire - que des vestiges gallo-romains prestigieux et la tradition - déjà à l'époque médiévale - l'a doté d'une riche fréquentation à cette époque, que les premiers siècles du Christianisme y ont attiré des monastères et l'Ermite Breton qui lui légua son saint nom avant le déferlement des hordes sarrasines et normandes qui laissèrent les lieux ravagés entre mains laïques et avides des Vicomtes Olivier et Pierre de Castillon.
Elle fut donc pendant des siècles - du lVeme au XIème siècle - seulement une cité religieuse et c'est cette implantation religieuse, récupérée après l'an " Mil " par la puissante hiérarchie épiscopale d'Aquitaine, - Goscelin de Phartenay en 1080 et Arnaud Guiraud en 1110 - tous deux archevêques de Bordeaux qui réinstallèrent le monastère en son pouvoir et sa vocation monacale sur le haut du plateau, en haut de la falaise, lui rendant vigueur et richesse avec une église et un couvent tiré de ses propres entrailles et qui, dès lors, ne cessa au cours des siècles suivants de se développer, de prendre une forte importance sur tout le voisinage et - comme cela a toujours été le cas - attira à soi les populations nomades naturellement implantées dans ces lieux.
C'est donc essentiellement depuis la fin du XIème et le première moitié du XIIème siècle que parallèlement au développement du puissant monastère du Collège des Chanoines de Saint-Augustin et sous ses aide et protection se forma un groupement laïc - au creux du vallon et au flanc de la falaise - autour de l'ancien monastère du Saint Ermite Émilion - le Moustier Vieux, abandonné, en un siècle environ, composé de " bourgeois " entreprenants et courageux - qui décidèrent de protéger leur " bourg " de solides murailles d'enceinte avec portes et tours extraites des carrières du lieu-même - pour se soustraire à toute tentative d'envieuse tutelle - voire même de celle insidieuse des doyens du chapître. C'est donc tout naturellement qu'à la fin du XIIème siècle, elle se trouva désignée à l'intérêt de Jean sans Terre dans son vaste mouvement de création des Communes.
Jean sans Terre - roi mal aimé de la légende - frère jaloux de Richard Coeur de Lion - le Croisé - successeur au trône d'Angleterre et au duché d'Aquitaine de son père Henri Il et de sa mère Aliénor -.
Dès la mort de Richard à Chalus en 1199, il chercha à affermir sa légitimité et sa puissance en s'appuyant précisément sur ces groupements de citoyens qui représentaient la puissance économique et militaire du pays. Il mit en train sa fameuse charte des Communes qui en les attachant à la couronne, leur offrit en échange une indépendance quasi " républi-caine " pour vivre et se développer selon leurs " libres coutumes et habitudes " conformes aux nécessités de l'époque.
C'est avec empressement que ces nouvelles " communes " acceptèrent ce pacte d'égalité et de protection, garantie d'un avenir heureux.
Le 8 juillet 1199 Jean sans Terre, la première année de son règne, reconnut donc à cette jeune cité qui s'était édifiée elle-même le mérite d'entrer dans cette grande " armée " des communes libres qui firent le soutien de la couronne Anglaise et la richesse de l'Aquitaine médiévale.
Dans la charte, " il reconnaît et confirme à ses chers et fidèles bourgeois de "Semelion" (nom vulgaire occitan du religieux " Sancti Emilionis " qui a donné Senct Meleon et Semelion) qu'ils possèdent une "commune" déjà toute formée, par elle-même, avec toutes les libertés et libres coutumes appartenant à toute commune".
Donc, après plus d'un siècle de vie déjà active et d'adolescence indépendante, la ville de SAINT-EMILION obtenait son brevet de maturité et son départ pour un grand avenir, ne lui laissant pour supérieure que Bordeaux.
Alors que nos archives municipales possèdent toutes les chartes successives accordées par tous les rois d'Angleterre et de France jusqu'à l'absolutisme de Louis XIV, ce précieux acte de naissance officiel de notre cité n'est malheureusement pas en notre possession. Il n'a jamais été possible d'en trouver trace ni en Angleterre ni en France.
Heureusement, nous le connaissons par ce que l'on appelle un "Vidimus" c'est--à-dire - sous la garantie d'un notaire royal - la transcription de son texte à côté du texte d'une charte postérieure - celle d'Henri III la confirmant en 1340-. Par chance, le texte même est intégralement reproduit en son latin d'origine - et nous la possédons donc ainsi -. Par la suite, toutes les chartes successives confirmeront cette première - pour l'essentiel - car bien évidemment avec les nécessités de l'Histoire, des modifications y furent imposées - par tous les rois se succédant - en fonction de la croissance et de la consolidation du pouvoir royal jusqu'à la dépendance totale. Voyons quelles étaient ces libertés et ces coutumes dans une commune du XIIème siècle. En fait, indépendance, liberté totale de propre administration politique et économique, haute et basse justice, perception des droits et taxes locaux, levée et maintenance d'une milice.
La ville était administrée par un Conseil - la Jurade - composé de 12 jurats, 12 conseillers élus par les 100 pairs (Bourgeois) et la commune entière. Réélus tous les ans, le 16 juin. Le Maire seul - parmi 4 élus - était choisi par le Sénéchal de Guyenne, représentant le Roy.
Ce choix était, avec le droit de peine de mort et la défense en temps de guerre, les seuls "privilèges" royaux. Bien sûr, il restait toujours quelques levées de taxe, mais quelle différence avec l'administration moderne même "décentralisée" ! !
En cette fin du XlIème siècle, la "Villa Sancti Emilionis" apparaissait comme un phare militaire et économique dans la région où Castillon et Libourne étaient peu de chose, à l'ombre de son puissant et riche chapître.
Si bien que toutes les paroisses avoisinantes, dépendances religieuses du Chapître, lui demandèrent aide et protection.

Cet état de fait trouva, une fois encore, reconnaissance et confirmation dans une nouvelle charte 90 ans plus tard édictée par Edouard ler, Duc de Guyenne, en 1289. Il étendit les pouvoirs judiciaires et administratifs de magistrat de la ville en lui créant une "banlieue" qui prit dès lors le nom de "Juridiction" - avec une délimitation très précise sur des lieux encore existants de nos jours sous le même vocable - dont les limites allaient de la Dordogne et de Branne à Parsac, Montagne, Pomerol et Libourne à Taillas -. Elle couvrait 9 paroisses devenues 8 communes depuis la Révolution. Jusqu'à quand dura cette situation de suprématie. Et là, il faut rappeler que dans ses nombreuses attributions, la Jurade médiévale avait pour tâche de gérer bien et sévèrement tout ce qui concernait la vie et l'économie viticole de la Cité dont les vins étaient déjà connus et célèbres.
En 1790, la municipalité de l'époque moderne avait abandonné ces prérogatives. C'est la moderne Jurade qui a, en 1948, ressuscité cet important pan de pouvoir en étendant son aile sur la vieille "Juridiction" et la vie de l'appellation Saint-Emilion.

L'actuel SIVOM n'est-il pas lui aussi une renaissance de la Juridiction de 1289 ?

 
Toulouse  

Toulouse quatrième ville de France après Paris, Marseille et Lyon, est la préfecture de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées, qui regroupe les départements de l’Ariège, l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. La ville est traversée par la Garonne et le canal du Midi. Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du principal matériau de construction traditionnel local : la brique en terre cuite. C'est l'une des technopoles européennes les plus dynamiques du moment ; elle détient par ailleurs le taux de croissance démographique annuel le plus élevé en Europe parmi les unités urbaines (agglomérations) de plus de 850 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Toulousains.
Les environs de Toulouse furent occupés dès le paléolithique inférieur (environ -1 Ma) mais ce n'est qu'au néolithique qu'on retrouve des traces d'occupation sous forme de village comme à Villeneuve-Tolosane. On retrouve encore des traces d'occupation par l'homme au VIIIe siècle av. J.-C.et au VIIe siècle av. J.-C., comme en témoignent la nécropole du quartier Saint-Roch (Place des Carmes, vers la rue Fénétra), mise au jour en 2002.

Dès la moitié du IIIe siècle av. J.-C. (donc bien avant l'installation romaine) la région de Toulouse était occupée par une tribu celtique : les Volques Tectosages. On a retrouvé des témoignages de cette occupation dans le sud du site actuel de la ville, notamment sur la commune de Vieille-Toulouse. Il s'agit principalement de puits comblés contenant de nombreux objets pré-romains et romains.

Après avoir défait les Volques Tectosages, les Romains fondèrent la ville de Tolosa (en latin) dans une enceinte délimitée par la place du Capitole au nord, la place du Salin au sud, la Garonne à l'ouest. La ville était alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise. Les Romains, comme en d'autres grandes villes, édifièrent un très important aqueduc qui délivrait à chaque habitant autant d'eau qu'aujourd'hui (avec bien entendu une population beaucoup moins nombreuse). La plupart des vestiges de cet aqueduc ont été détruits lors des grands chantiers de construction. Une pile qui en subsistait dans la Garonne a été détruite sous le prétexte d'un danger pour la navigation, par ailleurs à peu près inexistante.

 
Carte de Toulouse en l’an 1631La carte médiévale de la ville laisse amplement deviner cette disposition avec le cardo se superposant à peu près avec la rue Saint-Rome. Le centre de la ville romaine se trouvait à l'emplacement actuel de la place Esquirol. Sur la carte de la période médiévale, on voit que l'enceinte a été étendue au nord autour de la basilique Saint-Sernin.Une carte intéractive permet aujourd'hui de parcourir les époques de la cartographie de la ville .

Au Ve siècle, Toulouse devint la capitale du Royaume wisigoth.

Au Moyen Âge, la ville fut longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendirent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France constituant ainsi la province de Languedoc. Suite à la croisade contre les Albigeois, l'Université de Toulouse est fondée en 1229, et le Languedoc est rattaché au domaine royal en 1271. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement de la place du Salin.

 
Les toits de Toulouse depuis le parking des CarmesDurant la Renaissance (fin XVe, XVIe), Toulouse connut une période de grande prospérité, grâce à l'industrie du pastel.

Le 7 mai 1463 le Grand incendie de Toulouse, dans la ville médiévale, détruisit les trois quarts de la cité et ruina plusieurs églises, couvents et autres édifices publics. Propagé par un vent violent à travers les rues étroites, bordées d'habitations à pans de bois, il étendit ses ravages jusqu'à l'hôtel de ville.

Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le Canal du Midi, sont réalisés respectivement en 1632 et en 1682.

Le Capitole est construit, quant à lui, au XVIIIe siècle. En 1762, se déroule l'affaire Calas : le cas d'un protestant injustement condamné provoque une célèbre intervention de Voltaire.

Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse oppose les Hispano-Britanniques du Maréchal Wellington aux Français du maréchal napoléonien Soult, qui, bien que parvenant à résister, sont contraints de se retirer.

 
Place de la TrinitéDans les années 1920, Toulouse fut la ville des pionniers de l'aviation, sous l'impulsion de Pierre-Georges Latécoère, qui instaura des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, l'Aéropostale fut créée, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut épargnée par les combats, mais la résistance s'y développa fortement. Elle fut abandonnée par les troupes d'occupation allemandes peu après le débarquement de Normandie.

Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d'Algérie vinrent s'installer à Toulouse, et s'ajoutèrent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la victoire de Franco en 1939. La ville devient préfecture de la région Midi-Pyrénées.

Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à 380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour atteindre les 426 700 habitants en 2004.

En 2001, le 21 septembre, la ville subit le traumatisme de la catastrophe de l'usine AZF, avec 30 morts, plus de 10 000 blessés, la destruction des bâtiments les plus proches et de nombreux logements, notamment dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de l'accident reste privilégiée par les enquêteurs. Le site de l'usine, rasé et dépollué, voit naître le projet de cancérôpole impulsé par la municipalité

 

 
Valence D'Agen  

Terre traditionnelle d’accueil, Valence d’Agen ajoute son charme à l’hospitalité.

Ville fleurie, cette bourgade de 5000 habitants située au pied des coteaux de Gascogne, en Tarn-et-Garonne dans la Région de Midi-Pyrénées, vous séduit par son cadre de vie. 
 
La douceur de son climat, la découverte de la nature environnante, la richesse de son passé fascinent le visiteur l’obligeant à prolonger son séjour pour goûter tous les attraits d’une détente champêtre. Outre l’intérêt que représente la présence du Canal des Deux Mers, Valence d’Agen offre la finesse d’une bastide anglaise créée en 1283 par Edouard Ier d’Angleterre. C’est une cité où il fait bon vivre et flâner auprès de ses lavoirs fleuris, de ses pigeonniers, de son marché hebdomadaire très réputé. C’est une ville dynamique caractérisée par un tissu associatif et sportif dense, accueillant plusieurs centaines de milliers de spectateurs venus assister au plus grand spectacle de son, gestes et lumières de la Région : " au fil de l’eau....une histoire" mettant en scène le passé de Valence autour du Canal des Deux Mers.